BACCALAUREAT : pour Cristian Mungiu, ce qui compte c’est le résultat

Comme son protagoniste qui veille à ce que sa fille ait son bac, Cristian Mungiu avance avec une rigueur impressionnante et ne laisse rien au hasard.

Comme son protagoniste qui veille à ce que sa fille ait son bac, Cristian Mungiu avance avec une rigueur impressionnante et ne laisse rien au hasard.

Dix ans après Black Book, le retour au sommet de Paul Verhoeven avec Elle. Une nouvelle fois, il filme une héroïne entre ange et démon, amenée à flirter avec l’interdit, le danger et le Mal, interrogeant ses propres désirs.

Après Les invisibles, Sébastien Lifshitz retrouve la militante féministe Thérèse Clerc, qui vit ses dernières heures. S’il accepte de filmer la fin de sa vie, c’est pour mieux la parcourir à rebours. Les larmes viendront, mais avant cela quelques rires…

Pour son arrivée sur le territoire américain, qu’elle figure gorgé de sang et truffé de drapeaux, Andrea Arnold repense intelligemment les entrechocs sociaux et les fantasmes salutaires de ses films britanniques.

Après Everyone Else, l’allemande Maren Ade signe un second film d’une inventivité et d’une sensibilité peu communes. Dynamisé et dynamité de l’intérieur par son personnage éponyme, Toni Erdmann prend même des allures d’appendice précieux au cinéma de Jim Carrey.

Magnifique film de fantômes où la solitude ne concerne pas seulement le disparu, Personal Shopper décrit le manque éprouvé par son héroïne, qui plus elle tente de le combler plus elle s’isole.

Satirico-statique, ce premier long-métrage venu de Turquie ne dépasse jamais le petit précis de misanthropie.

Premier film de fiction de Wissam Charaf, présenté à l’ACID, Tombé du ciel est au format carré. Fort bien car rien ne doit dépasser ici : le petit programme de fable burlesque est orchestré avec minutie, trop bien sûr.

Après L’été de Giacomo, Alessandro Comodin signe un second film où l’errance prévaut encore. Cette fois, elle dirige le spectateur vers un séduisant paradoxe temporel, qui contamine l’œuvre elle-même.

Une tragédie bouleversante signée Ken Loach, doublé d’un film militant et presque d’une proposition de SF tant ses personnages précaires semblent affronter un ennemi omniscient, invisible et indéfectible.

La Quinzaine des Réalisateurs a dévoilé sa sélection, des longs et courts-métrages.

Découvrez la sélection des courts et longs-métrages qui seront à l’affiche de la 50+5ème Semaine de la Critique.

Cette année au Réel, on pouvait voir un film très bavard mais sans images (Welcome) et un autre visuellement foisonnant mais sans corps ni paroles (Homo Sapiens). Depuis, on aimerait que ces deux films fusionnent, on aimerait qu’ils s’enlacent.

Face à la crise dite «des migrants», Wang Bing dirige notre regard occidental plus à l’est qu’à l’accoutumé : il a filmé pendant des mois le peuple Ta’ang du Myanmar, contraint de s’exiler en Chine pour sa survie.

Après le rohmérien Au revoir l’été, Kôji Fukada s’associe avec le dramaturge Oriza Hirata et lui emprunte ses fameux androïdes pour adapter Sayônara : une fable bouleversante sur les crises migratoires et la cicatrice de Fukushima, sur la souffrance de…