Tourné/Monté – OLGA KURYLENKO : « Je pense que Terrence Malick est médium »

Une seule prise pour deux vidéos dans les conditions du direct.

Oh surprise ! Terrence Malick n’a pas fait le déplacement à Venise pour présenter To The Wonder. Inutile de le chercher sur le Lido ou dans les îles alentours, le cinéaste entame, selon ses producteurs Sarah Green et Nicolas Gonda, le montage d’un nouveau long-métrage et démarre parallèlement un autre tournage. Qu’est-ce qui vaut à un réalisateur ayant fait trois films en vingt-cinq ans (entre 1973 et 1998) d’en livrer désormais quatre en autant d’années ? Green et Gonda ne savent pas, mais s’en félicitent. Malick travaille, alors en son absence, c’est à son casting de répondre à la presse. Enfin, ce qu’il en reste. Plus de Rachel Weisz, de Jessica Chastain, ni de Barry Pepper dans le film au final. Coupé au montage ? Pas vraiment. La méthode Malick, c’est celle d’un sculpteur qui retire, pas d’un peintre qui ajoute. Il part du plein, pas du vide. Il tourne, accumule, et une fois son matériau constitué, il taille dedans. Dans les chutes de cet élagage se trouvent forcément les scènes tournées par Chastain et consorts, mais qui sait si elles sont vraiment perdues ? Qui sait si elles ne se trouveront pas dans l’un des films à venir ?

Pour le moment, c’est Olga Kurylenko qui émerge de ce travail de réduction. Le seul visuel du film est mensonger : ce n’est pas Rachel McAdams, mais bien elle qui est finalement devenue l’héroïne de To The Wonder, ou plutôt son pivot narratif. Et maintenant son porte-parole. L’actrice évoque notamment sa relation de travail avec Malick en livrant un scoop : Terrence serait capable de lire dans les pensées. Voici l’histoire de la femme qui a vu l’homme qui a fait To The Wonder (en VO et en partenariat avec Vodkaster).