ANGERS 2012 : Alan Clarke VS Godard

Le festival Premiers Plans d’Angers, en marge d’une compétition réservée exclusivement aux premiers films, propose deux rétrospectives d’envergure : celles de Jean-Luc Godard et du britannique Alan Clarke.

Le corps contre l’esprit, violence sèche contre filmage brut… les spectateurs du festival angevin auront le choix du 20 au 29 janvier en choisissant de (re)découvrir les films d’Alan Clarke ou ceux de Godard. Dans l’idéal, pourquoi ne pas en rattraper un peu des deux.

Pour mémoire, Clarke a connu un regain de notoriété en 2003 lorsque Gus Van Sant reçut la Palme d’or pour Elephant. Le réalisateur anglais avait réalisé en 1989 un film éponyme, inspiration première du long-métrage de GVS. Le court-métrage de Clarke s’est ensuite retrouvé en bonus sur l’édition DVD d’Elephant. Film bref et puissant, fondé sur la redite et l’écoeurement, il enchainait 18 meurtres pour dénoncer les attentats perpétrés par l’IRA. Dans un registre plus conventionnel, ses trois « longs » Scum (1979), Made in Britain (1982) et The Firm (1989) n’excèdent jamais une heure et quart mais ont marqué durablement les esprits. Pour ceux qui ne considererait pas la diffusion sur grand écran comme un atout majeur, les quatre films sont disponibles en DVD depuis le 4 octobre dernier chez Potemkine.

Petit aperçu, composé par l’éditeur du coffret DVD, des films d’Alan Clarke :

En revanche, pour posséder autant de films de Godard sur ses étagères qu’il en sera projeté au festival d’Angers, il faudrait débourser nettement plus. Premiers Plans promet un panorama d’une trentaine de créations du pape de la Nouvelle Vague. Une occasion de découvrir les créations les plus expérimentales du cinéaste pour ceux qui s’en sont jusqu’alors tenu au trio A bout de souffle / Pierrot le fou / Le mépris ou de redécouvrir ces fondamentaux pour les aficionados de ses essais ultérieurs. Les festivaliers vierges de tout visionnage Godardien seront, eux, pour le moins ravis de s’être frotté à l’une des filmographies les plus singulières du cinéma contemporain.

Quant à la sélection de premiers films européens,  la voici ci-dessous :

Abrir puertas y ventanas de Milagros Mumenthaler ; Aloïs Nebel de Tomás Lunák ; Eva de Kike Maíllo ; La Terre outragée de Michale Boganim ; Oslo – 31 août de Joachim Trier ; Portrait au crépuscule d’Anguelina Nikonova ; The Invader de Nicolas Provost ; Wymyk (Courage) de Greg Zglinski ; Le Paradis des bêtes d’Estelle Larrivaz ; L’Age atomique de Héléna Klotz ; Rue des Cités de Carine May et Hakim Zouhani ; Sur la planche (Ala Al Hafa) de Leïla Kilani

Découvrez la bande-annonce de l’un des titres forts de cette sélection, Abrir puertas y ventanas, Léopard d’or à Locarno, film helvético-argentin ici sous-titré en allemand (en attendant mieux…) :