MUD – SUR LES RIVES DU MISSISSIPPI de Jeff Nichols
La rencontre entre un adolescent et un fugitif échoué sur une île du Mississippi. Entre fantasmagorie et romanesque : une magie qui n'opère qu'à moitié.
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La rencontre entre un adolescent et un fugitif échoué sur une île du Mississippi. Entre fantasmagorie et romanesque : une magie qui n'opère qu'à moitié.
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Carlos Reygadas a toujours eu une réputation de cinéaste m'as-tu-vu et roublard. A la première vision de Post Tenebras Lux, peu de chances que celui-ci change la donne. Or, quelques scènes saisissantes donnent envie de retenter l'expérience. Pour qui aura le courage d'y retourner, le puzzle prend forme et l'agacement se dissipe. Une oeuvre pas toujours aimable, mais finalement admirable. (Lire la suite…)
Refugié à Bogota après avoir fuit la guerre qui ravageait son village, le jeune Tomás se trouve un don, celui de la coiffure. En travaillant de nouveaux motifs capillaires, il représente le quotidien du quartier de La Playa, dessine son exaltation et ses effrois, et cartographie ainsi son long périple sur le scalp de ses clients. (Lire la suite…)
Thierry Frémaux l'avait annoncé lors de la conférence de presse de Cannes 2012, où il était sélectionné : Mekong Hotel d'Apichatpong Weerasethakul est un petit film, juste de quoi patienter en attendant la nouvelle fiction d'envergure qui succédera à sa Palme d'or, Oncle Boonmee (2010). Un objet néanmoins intéressant pour le regard qu'il pose sur le hors-champ : son nouveau terreau de la terreur. (Lire la suite…)
En découvrant Antiviral de Brandon Cronenberg, les spectateurs cannois, séduits ou non, se sont tous entendus sur un point : le réalisateur est bien le fils de son père. Mais s'il recycle brillamment ses thèmes de prédilection, l'univers visuel ne lui doit rien. Froid et coupant, il étaye parfaitement le discours du film : une critique mélancolique des dérives de la célébrité et du culte de l'image. (Lire la suite…)
Il se dit fan du Kids de Larry Clark, supporter des Yankees et agacé par le style caméra à l'épaule. On lui doit l'élégant et énergique Gimme the loot. Adam Leon, une nouvelle voix dans le cinéma indépendant new-yorkais. Humble et prometteuse.