Les festivals à suivre en France en 2017

La rédaction d’Accréds a constitué une équipe de choc pour vous proposer un agenda des festivals à suivre en France en 2017 (et après) : les incontournables, les vieux, les jeunes, les plus « courts », les plus horrifiques, les plus romantiques. De beaux voyages en perspective. 

PREMIERS PLANS ANGERS : 20-29 JANVIER 2017

par Anna Marmiesse

FORCE MAJEURE de Ruben Ostlund

Avec Belfort, le festival Premiers Plans d’Angers met l’accent sur la jeunesse en présentant des premiers longs et courts français et européens, des films d’école, ou encore des courts-métrages d’animation. La manifestation est également d’un solide programme d’éducation à l’image (sensibilisation des enseignants, documents pédagogiques, ateliers de pratique filmique, etc).

Souvenirs…

Les rétrospectives Milos Forman, Michael Lonsdale et Alain Cavalier

On peut assister à la lecture en public de scénarios de courts et de longs par des comédiens professionnels (André Wilms, Guillaume Gouix, Natacha Régnier se sont déjà prêtés à l’exercice).

http://www.premiersplans.org/

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FANTASTIQUE DE GÉRARDMER  : 25 – 29 janvier 2017

par Eric Nuevo

Si vous avez rêvé d’un festival qui possède tous les attraits d’une séance de cinéma de genre partagée entre copains autour d’un vin chaud, la manifestation qui secoue, quelques jours durant, la petite localité vosgienne de Gérardmer est faite pour vous.

Les petits plaisirs géromois restent…

Le Mont d’Or que l’on consomme à la louche le soir, après une vague de projections

Les promenades à la fraîche autour du lac

Les habitués du festival qui assistent aux séances en déguisement et qui poussent toujours les mêmes cris de frayeur durant la bande-annonce avant chaque film

http://www.festival-gerardmer.com/

CINÉ JUNIOR : 25 janvier – 7 février 2017

flowers-of-evil-stillIl s’agit du  festival jeune public le plus important en France en termes de nombre de spectateurs, de séances et de lieux de diffusion. Événement créé à lʼinitiative du Conseil Général du Val-de-Marne pour répondre au manque de films de qualité à la disposition des salles pour sensibiliser les jeunes publics à lʼart cinématographique, le festival fédère aujourdʼhui 16 salles et 3 médiathèques qui construisent ensemble la programmation. Les films proposés tant en compétition que dans les autres sections du festival (hommage, programmes de courts-métrages, documentaires) sont sélectionnés collectivement, tout au long de lʼannée par les équipes des salles partenaires et lʼéquipe du festival. Ces choix artistiques, collectivement assumés, permettent de confronter les pratiques dʼactions culturelles et de préparer très en amont lʼaccueil et lʼaccompagnement des films.

www.cinemapublic.org

ANNONAY: 3 – 13 février 2017

par Anna Marmiesse

LE SOMMEIL D'OR de Davy Chou Le festival d’Annonay consacre depuis 30 ans sa programmation à la découverte de premiers longs métrages venus du monde entier. Créé en 1983 à l’initiative de la Maison de la Jeunesse et de la Culture de cette petite ville d’Ardèche, le festival n’a pas la notoriété de Premiers Plans (Angers) ou d’Entrevues (Belfort), il s’agit avant tout d’un événement local dirigé vers le public de la région. Ce qui ne l’empêche pas de pouvoir se targuer de quelques découvertes notables.

 

Pour la petite histoire…

Le jury est composé de cinéphiles venus des quatre coins de la France.

Le centre-ville d’Annonay étant petit, on croise facilement les cinéastes et les acteurs qui ont fait le déplacement au détour d’une rue.

Le festival est résolument tourné vers les jeunes, qu’ils soient spectateurs (programmation jeune public) ou créateurs (sélection de courts-métrages produits en Rhône-Alpes par de jeunes réalisateurs de la région).

Annonay est la ville natale des frères Montgolfier, et en est fière. C’est vrai que c’est la classe.

http://www.annonaypremierfilm.org/

 

CLERMONT-FERRAND : 3 – 11 février 2017

par Laura Tuillier 

Le festival international de Clermont-Ferrand est LE grand rendez-vous du court métrage. En plein hiver, pendant dix jours, la cité auvergnate abrite non-stop les projections des différents programmes (5 films en moyenne par séance). Côté compétition, trois sélections : française, internationale et labo pour les films les plus expérimentaux.

 

 

 

Top 3 

Le temps : il fait très froid soit, mais comme il neige c’est vraiment très joli

La gentillesse des clermontois, prêts à vous prendre en stop au moindre pouce levé et à débattre des films à la sortie des séances

Vincent Macaigne, qui prenait volontiers des coups avec ses fans

http://www.clermont-filmfest.com

FESTIVAL CINELATINO DE TOULOUSE : 17 – 26 mars 2017

par Thomas Messias

VILLEGAS de Gonzalo Tobal Au programme : débats, invités, panoramas en pagaille, et un déluge de films rares et précieux à faire pâlir d’envie les amoureux du cinéma d’Amérique Latine. Belle singularité du festival toulousain : la section « Cinéma en construction », qui permet à des réalisateurs sans le sou, bloqués au stade de la post-production ou contraints d’interrompre leur tournage en cours de route, de présenter leur oeuvre inachevée à des producteurs afin de relancer la machine. Ces dernières années, les argentins Villegas et Enfance clandestine, ainsi que les chiliens Bonsai et Près du feu, ont pu bénéficier de ce dispositif.

Mémorables…

La fabuleuse parade de début de festival, sorte de latino pride qui donne d’emblée une idée de l’ambiance générale.

Le dynamisme des membres de l’association Espagnolas en Paris, expatriés hispanophones et cinéphiles jamais à court d’énergie.

Toulouse au début du printemps, c’est souvent un grand bonheur niveau météo.

http://www.cinelatino.com.fr

 

FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS DE FEMMES DE CRÉTEIL ET VAL-DE-MARNE : 10 – 19 mars 2017

Créé en 1979, le Festival International de Films de Femmes de Créteil accueille des réalisatrices du monde entier, avec près de 150 films qui défendent avec talent le regard des femmes sur leur société. Lieu témoin de débats historiques, le festival reste attentif aux engagements artistiques, politiques et sociaux des femmes dans le monde, à travers leur cinéma.  Fidèle à ses engagements pour lutter contre toutes formes de discrimination, de race, de sexe, de culture, de classe sociale, il assume son double héritage envers le féminisme et l’action culturelle, en plaçant l’interrogation sur l’image et les modes de représentations au centre de ses réflexions.

Le Festival International de Films de Femmes de Créteil continue à inscrire dans l’histoire du cinéma, la place des femmes réalisatrices, actrices, scénaristes…Le Festival affirme son engagement aux côtés de celles qui, passées derrière la caméra, réalisent non seulement leur premier film mais aussi une oeuvre capable de restituer leurs regards sur notre époque.

http://www.filmsdefemmes.com/

 

CINEMA DU REEL – Paris / Festival du documentaire : 24 mars – 2 avril 2017

par Camille Brunel

11 jours de printemps au Centre Pompidou, à Paris, pour se demander ce que c’est que le réel et ce qu’on en a fait : de la matérialité des films expérimentaux – réalité du matériel utilisé – à celle des balles qui fusent autour de la caméra des documentaristes. Le Cinéma du Réel, c’est l’occasion de faire le point, dans tous les sens du terme, sur ce qui existe et que l’on ignorait. En compétition, 12 films du monde entier, 12 premiers films, 12 courts-métrages et 10 films français.

C’est l’occasion…

De découvrir des films passionnants qui ne seront pas distribués en salles

De toucher de l’image, de goûter à la multiplicité de ses textures

De voir la fosse de Beaubourg : impression de découvrir des secrets au fond d’une crypte

De manger au bar bio, Bagels et salades qui vaut le détour !

De se rendre compte de la vertu encyclopédique du festival : Cinéma, Histoire, géo, socio, écologie…

http://www.cinemadureel.org/fr

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM POLICIER DE BEAUNE : 29 mars – 2 avril 2017

par Thomas Messias

S’il manque singulièrement de lieux de rencontres et d’un centre névralgique permettant rencontres autour du cinéma, le successeur du festival de Cognac sait se faire attractif grâce à une programmation resserrée et souvent exigeante, proposant une compétition principale et une autre réservée aux jeunes réalisateurs. Et pour que la police ait pleinement son mot à dire, un jury de flics ou anciens flics est constitué chaque année afin de décerner un prix. Beaune, c’est l’idéal pour passer un long week-end entre bonnes tables et chouettes polars de tous horizons.

Que serait Beaune sans…

La gastronomie locale, dont profitent allègrement les membres du jury une fois la journée de projections terminée.

La chaleur des projections, où la distinction jury / journalistes / public est très très fine.

La beauté de la ville et de ses remparts, qui rend les promenades d’entre films beaucoup plus attrayantes que la moyenne.

http://www.beaunefestivalpolicier.com/

 

RENCONTRES EUROPÉENNES DU MOYEN-METRAGE – BRIVE : 4 – 9 avril 2017

par Camille Brunel et Nathan Reneaud

Le Festival de Brive, et ses rencontres du moyen-métrage, sont devenus le bon génie de bien des jeunes (et bons) réalisateurs promis aux fauteuils des Césars. A quoi s’attendre, alors ? Dans la compétition européenne, scrupuleusement mixte, à deux ou trois films Fémis, quelques clins d’œil à Jean-Claude Brisseau, quelques histoires en maison de campagne (ou sur une île). En dix ans, Brive est surtout devenu le terreau d’un autre cinéma français, plus vivant, plus indépendant.

Vive… 

La proximité entre le public et les cinéastes, sur le tapis rouge du Rex

La diversité de la compétition, véritable condensé de la production européenne

L’after dans un petit bar, où tout le monde est invité !

L’espoir d’une relève de qualité pour le cinéma français (Pariser, Brac, Macaigne, Dietschy…)

Le cash-converter de Brive, mine de DVD introuvables.

http://www.festivalcinemabrive.fr/home.php

 

 

ANNECY – Festival du film d’animation : 12 – 17 juin 2017

par Camille Brunel

Début de l’été, retour des beaux jours, touristes allongés sur la pelouse au bord du lac d’Annecy… Des touristes ? Bien-sûr que non : ils portent tous un badge, accèdent au marché du film, aux projections, aux masterclasses : Annecy, depuis plus de 50 ans, centralise début juin, sur six jours, ce que la Terre compte d’animateurs en devenir et d’animateurs devenus. Passionnés d’animation, c’est-à-dire de mouvement autant que d’âme. Des fêtards et des artistes : ce que l’on retient d’Annecy, plus encore que les œuvres présentées – où la technique prime souvent sur le fond, il faut bien le reconnaître – c’est l’ambiance.

Annecy est d’abord un festival de la forme, de la recherche technique. Longs métrages, courts, pubs, programmes pour enfants, rétrospectives, avant-premières, œuvres encore inachevées… Des heures à se gaver d’images animées, avant de retourner s’étendre face au lac immobile.

 

On retiendra…

Le cadre savoyard, somptueux.

Les masterclasses (Pixar, ILM… On se souvient aussi de celles de Matt Groening, Carlos Saldanha, John Musker & Ron Clements…)

Le générique d’ouverture, son lapin, ses avions de papier, son ambiance de fond de la classe

Les films, souvent très beaux, même quand ils sont bêtes

Le public de passionnés !

http://www.annecy.org/

 

FESTIVAL DU FILM DE CABOURG : 14 – 18 juin 2017

par Laura Pertuy 

Installé confortablement entre la tornade cannoise et les grands festivals estivaux, Cabourg accueille certains films de la compétition officielle du Festival de Cannes en avant-première mais se concentre principalement sur sa sélection européenne. Le romantisme étant la ligne directrice de ce rendez-vous paisible, la programmation fait la part belle aux passions et déceptions amoureuses, ainsi qu’à la solitude et à l’introspection, pour mieux rejoindre le sens premier de cette vaste thématique.

C’est l’écrivain Gonzague Saint-Bris qui créé ces « Journées Romantiques » en 1983, lesquelles égayent depuis le mois de juin normand. Occasion pittoresque de croiser quelques légendes du cinéma dans les charmantes rues de Cabourg et de profiter de projections sur la plage, tout en découvrant de nouveaux talents. La compétition de court-métrages permet notamment de repérer les réalisateurs qui peupleront le panorama cinématographique français dans  quelques années (Xabi Molia, Alice Winocour…).

L’aisance avec laquelle les spectateurs échangent avec réalisateurs, comédiens et techniciens des films est rendue possible par le caractère très intime du festival qui semble rechercher la qualité (et l’exclusivité) plutôt que l’expansion.

http://www.festival-cabourg.com/

CONTIS : 15 – 19 juin 2017

par Laura Tuillier 

AUJOURD'HUi d'Alain Gomis Le festival international du film de Contis, créé par Betty Berr, ancienne actrice de Tony Gatlif et de Jean-Luc Godard (France/tour/détour/deux/enfants) et son époux Rainer, anime la vie landaise chaque printemps depuis 17 ans. Le festival permet de dynamiser la vie du petit cinéma Art et Essai de Contis et s’est enrichi depuis quelques années d’une résidence qui permet aux auteurs de venir développer leur long métrage.

Du côté de la compétition, on trouve un joyeux fourre-tout de courts métrages inégaux, du film presque amateur tourné par un lycéen et sa bande de potes. La sélection de longs métrages (non compétitive) peut elle s’avérer de meilleure tenue.

Après l’orgie cannoise, Contis vient à point pour nous rafraîchir. De la magnificence de la Côte d’Azur, on passe à la simplicité du Sud Ouest : le prix du public est décerné à l’applaudimètre, les soirées se finissent sous les étoiles, les interviews ont lieu à l’heure du brunch. Cool.

Beau souvenir de…

L’équipe du festival, haute en couleur et très chaleureuse

La Lande, ses marées, son ciel étoilé

L’ambiance bon enfant, tout le monde dort au camping

http://www.cinema-contis.fr/

 

FIDMARSEILLE : 11 – 17 juillet 2017

par Christophe Beney

Le MUCEMIl y a bien longtemps que l’acronyme FID ne sied plus à cette manifestation qui fête cette année sa 27ème édition. Marseille n’offre plus exclusivement un Festival International du Documentaire, mais une vue beaucoup plus large sur une création cinématographique volontiers montrée comme syncrétique, faisant valser les étiquettes du documentaire, de la fiction, du long, du court, de l’ancien, du récent. Avec trois compétitions et plusieurs programmes parallèles thématiques ou monographiques (en 2014, Marguerite Duras ou Oscar Micheaux, probablement le premier réalisateur afro-américain), le FIDMarseille séduit par son abondance et l’acuité de son regard, qui valent souvent à ses poulains de tourner ensuite dans d’autres festivals. Et pour ne rien gâter, le point névralgique de l’événement se trouve au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, superbe parallélépipède de verre recouvert d’une résille de béton, non loin de la Cannebière.

http://www.fidmarseille.org

 

DEAUVILLE U.S. : 1-10 septembre 2017

par Hendy Bicaise

Si l’on oublie un instant l’existence d’un petit concurrent azuréen, Deauville US est certainement le festival le plus célèbre de France. Crée il y a plus de 40 ans, il célèbre chaque année le cinéma américain, au sens «étasunien» du terme. Ces dernières années les sélections ont nettement gagné en audace et en consistance. Si Deauville US s’appuie toujours des films primés à Sundance et à Cannes – qui sont d’ailleurs parfois les mêmes (Whiplash, par exemple) – le festival propose aussi de beaux films vus là-bas précédemment mais restés confidentiels (Upstream Color et Blue Caprice en 2013, Krisha en 2015), d’autres l’étant aussi car issus de circuits moins surveillés (The Retrieval seulement passé à SXSW en 2014) ainsi que des films très frais (comme le Grand Prix Night Moves en 2013 dans la foulée de Venise). Le spectre n’est pas forcément plus large mais la sélection plus pointue, ce qui est d’autant plus remarquable que la compétition est passé en quelques années de 10 à 14 films en moyenne.

Les plus

+  Même s’il est toujours préférable de profiter d’un festival dans son intégralité, Deauville U.S. est agencé de telle sorte qu’il est possible de venir le premier et le dernier week-end et d’avoir vu l’essentiel.

+  Entre deux projections, malgré un calendrier de projos souvent peu arrangeant, flâner sur les planches est une valeur sûre. Une activité moins lol qu’à l’époque où l’on pouvait y lire «Pierce Brosman», mais toujours ludique avec ses dizaines de noms de stars peints tout du long de la promenade en bord de mer. A chacun de choisir de prendre la pause à côté de «Steven Spielberg» ou de «Simon West».

+  Se déplacer directement sur place évite d’avoir à se mater Hotel Normandy avec Hélène Noguerra et Ary Abittan.

http://www.festival-deauville.com/DEV/index.php

 

FESTIVAL EUROPÉEN DU FILM FANTASTIQUE DE STRASBOURG : septembre 2017

par Nathan Reneaud

Lucky McKee façon Robert Mitchum dans LA NUIT DU CHASSEURCréé par l’association Les Films du Spectre, le FEFFS est un rendez-vous incontournable pour les amateurs de cinéma dit de genre (fantastique, horreur, science-fiction), même si sa geekitude peut parfois agacer. Outre sa riche programmation (compétition cours et longs métrages, rétrospectives inspirées), on retient ses présidents du jury prestigieux : Roger Corman, Lamberto Bava, Ruggero Deodato, Brian Yuzna, George A. Romero, Marina de Van. Depuis 2010, le festival est affilié à l’European Fantastic Film Festivals Federation. Le film qui remporte le Méliès d’Or est d’emblée nominée au Méliès d’Or, remis au Festival de Sitges quelques semaines suivantes. Nos souvenirs les plus marquants : la projection de The Woman, la rencontre avec son réalisateur Lucky McKee (voir la photo ci-dessus) et, last but not least, l’immense Romero (il doit bien faire 1 m 90), qui mange des sushis en solitaire. Quoi, ça vous étonne Romero qui…

http://strasbourgfestival.com/

 

DINARD : 27 septembre – 1er octobre 2017

par Mélissa Blanco 

followingRendez-vous immanquable des amoureux de cinéma britannique, le festival de Dinard a cette singularité de ne pas avoir pour ambition de devenir un événement à l’ampleur nationale, bien au contraire. Présidé par la maire de la ville, Dinard jouit, outre d’un cadre idyllique, d’une ambiance tout à fait particulière: ici, pas de caste de cinéphiles mais un festival public, pour le public.

Tous les automnes, la ville se fait ainsi le miroir d’une certaine tendance du cinéma britannique et met l’accent sur la découverte de nouveaux talents. Shane Meadows, Sean Ellis, Lenny Abrahamson, Duncan Jones et même Christopher Nolan – pour son premier film The Following – y ont été découverts, côtoyant les anciens à qui le festival rend chaque année hommage.

Et puis de toute façon, si la sélection ne vous botte pas, il reste toujours l’excuse d’aller manger une crêpe au citron lors d’un week-end au bord de mer !

Cinq bonnes raisons d’y aller…

La convivialité et l’accueil

La compétition, riche en découvertes

Le bar du festival, ouvert toute la nuit aux équipes de films comme au public…et la possibilité de danser sur le dance floor avec un jeune acteur, avant de faire son interview au petit matin

Le bord de mer et la statue d’Hitchcock, emblème de la ville

L’organisation

http://www.festivaldufilm-dinard.com/

FESTIVAL BIARRITZ AMÉRIQUE LATINE : 25 septembre – 1er octobre 2016

par Thomas Messias

Créé en 2005, le festival biarrot est le petit frère hyperactif de son homologue toulousain, idéalement situé pile 6 mois avant (ou pile 6 mois après, comme vous préférez). Outre des avant-premières et des panoramas, Biarritz fait le pari de s’ouvrir à d’autres arts et cultures, en proposant rencontres universitaires ou salons littéraires à échelle humaine. Le chaleureux village du Festival, ouvert de 9h à 2h du matin, accueille en outre des groupes de musique, des artisans et des restaurateurs tous issus d’Amérique Latine. Biarritz, c’est de la culture quatre étoiles et du dépaysement à tous les étages.

Pour tout vous dire…

On a connu plus désagréable que l’été indien biarrot.

Impossible de mourir de faim ou de soif, il y a toujours de quoi se sustenter gaiement au village du festival.

Joviale et accueillante, la population locale vous donnerait presque envie de sécher les projections. 

http://www.festivaldebiarritz.com/

 

BORDEAUX ou le FIFIB : octobre 2017

par Hendy Bicaise

Le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, ou FIFIB, est une toute jeune manifestation. Ses premières éditions furent un succès, au cours desquelles le fifib a pris de plus en plus d’envergure. «Jeune», «frais», le champ lexical du festival bordelais garde sa cohérence et sa ligne de conduite de bout en bout : on attend donc encore pour 2016 des séances scolaires, des rencontres autour du court-métrage ainsi que des rétros et focus dessinant les tendances importantes du cinéma indépendant.

 

 

Il faut savoir que….

Bordeaux, la ville du vin… C’est une autre bonne raison de faire un tour au FIFIB : profiter de ses meilleurs bouteilles, après ou avant une séance. Francis Ford Coppola, le plus célèbre des cinéastes-vignerons, ne devrait pas bouder un tel programme.

L’endroit de prédilection pour cela est le village du festival. Situé dans la Cour Mably, il permet de se reposer entre les films, de manger de bons plats et d’être presque assuré de s’adonner à ces activités à quelques tables seulement des membres du jury et des équipes des films invitées.

Enfin… Aucune raison de le cacher : l’un des trois fondateurs d’Accreds, Nathan Reneaud, est l’un des programmateurs du FIFIB. Ceci ne nous a aucunement empêché de dire tout ce que l’on pensait du festival. Ah ça, non ! Bon, soit, nous n’avons eu à en dire que du bien… Mais prends garde, cher FIFIB 2017, nos attentes sont encore plus fortes !

http://fifib.com/fr

 

WAR ON SCREEN / Festival du film de guerre : octobre 2017

par Camille Brunel

En automne, on peut rejoindre la Marne pour vendanger. Certes. Centralisé à la Comète, scène nationale de Châlons-en-Champagne – à une heure de TGV de Paris – le festival a pour délégué général Philippe Bachman, également directeur du théâtre. Qu’on ne s’imagine pas un festival de passionnés de guerre : il s’agit avant tout de cinéma. Parmi les quatre programmateurs des premières éditions, aux côtés de Stéphane Bergouhnioux et Olivier Broche, on pouvait compter Stéphane Bou et Jean-Baptiste Thoret (qui ne sont plus de la partie), tous deux passés par Charlie Hebdo. Pas de coïncidence : Cabu, le caricaturiste du célèbre journal, est originaire de Châlons. C’est le paradoxe de la ville, cité militaire ayant donné naissance à l’un des plus célèbres pacifistes français.

Croyez-moi…

Le Champagne du bar vaut le coup.

Comme à Brive, quoique Châlons soit plus grande, il est assez simple de rencontrer les professionnels

Et comme au Réel, c’est l’occasion de revoir le programme d’Histoire !

http://waronscreen.com/

LA ROCHE-SUR-YON : octobre 2017

par Laura Tuillier et Nathan Reneaud

Le festival de La Roche-sur-Yon fait figure de nouveau né dans la grande famille des festivals hexagonaux : le bébé a cinq ans et se porte bien. Dirigé jusqu’en 2013 par le binôme Emmanuel Burdeau – Yannick Reix, le FIF a su en quatre éditions trouver son credo : pas question pour ce festival d’automne de rivaliser avec les géants du domaine mais plutôt de proposer une programmation diverse et élégante, qui conjugue allègrement cinéma contemporain, culte et méconnu.

Depuis 2014, le festival a changé de direction, suite aux départs de Yannick Reix et d’Emmanuel Burdeau. C’est désormais Paolo Moretti, qui a pour son jeune âge une grande expériencedes festivals, qui tient les rênes de la manifestation et du Concorde, la salle d’art et essai de la Roche-sur-Yon.

On kiffe…

La qualité des échanges post projections entre les spectateurs et les intervenants

L’ambiance garantie par les nombreux invités, que l’on finit par croiser tout le temps

Le très bon resto bio du festival

http://www.fif-85.com/fr/

Notre couverture de l’édition 2014

 

FESTIVAL LUMIÈRE : octobre 2017

par Camille Brunel

En octobre 2016 se tiendra la 8e édition du Festival Lumière à Lyon. Le programme, ou tout au moins le line-up, devrait être dévoilé dans le courant du mois de juin, peu après Cannes. Ce que l’on peut imaginer ? Toujours aucune compétition, mais des classiques, des remasterisations, des masterclasses : tout simplement, dans la ville natale du 7e art, une grande fête, une célébration du ciné-amour, portée à son pinacle il y a trois ans avec la remise du Prix Louis Lumière à Quentin Tarantino. Vivement !

 

http://www.festival-lumiere.org/

 

CHÉRIS CHÉRIES : novembre 2017 (à confirmer) 

par Mélissa Blanco

Resserrée sur cinq jours, la 19ème édition du Festival Chéries Chéris proposait un état des lieux du cinéma LGBT, compilant des films déjà passés par de festivals internationaux (Sarah préfère la course, Les rencontres d’après-minuit, Interior, Leather Bar, In the Name of) à de véritables curiosités (Qui a peur de Vagina Wolf ?). Un festival éclectique et militant, qui a su, au fur et à mesure des années, se faire le doux représentant d’un cinéma de genre (gay, lesbien, bi, trans et +++) de plus en plus exposé (le succès de L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie à qui le festival rendait hommage par le biais d’une masterclass).

http://www.cheries-cheris.com/

ARRAS FILM FESTIVAL : novembre 2017

par Anna Marmiesse

En novembre 2017, prochaine édition du Festival International du Film d’Arras, qui axe sa programmation sur le jeune cinéma européen avec des films inédits jamais diffusés en France venus notamment d’Europe de l’Est et du Nord. Également une riche sélection d’avant-premières, événementielles ou plus confidentielles.

 

 

Les plus d’Arras :

– Le centre-ville d’Arras est particulièrement charmant – et tout petit, donc visitable entre deux séances !

– Le Village du festival est l’un des plus chaleureux qui soit.

– … et il accueille des masterclass, des débats, et même des concerts.

– Novembre dans le Nord. = froid. C’est à Arras que vous entamerez vraiment votre hiver 2014.

http://www.arrasfilmfestival-epsi.fr/

 

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D’HISTOIRE DE PESSAC : novembre 2017

par Clément Puget

Créé en 1990, le Festival international du Film d’Histoire réunit chaque automne Clio et le Septième art, du côté de Bordeaux. Au programme du « FIFH » à Pessac : c’est une sélection de films dans laquelle les grands classiques incontournables côtoient les raretés, de nombreux débats, invités et conférences ainsi que deux compétitions – documentaire et fiction (films inédits). Ce festival a aussi une dimension « hors les murs » avec des projections dans différents lieux culturels de la ville mais également ici et là dans le département. Le FIFH est autant le rendez-vous des cinéphiles que celui des passionnés d’Histoire. A proximité des universités bordelaises, il attire un public étudiant chaque année plus présent. Récemment, on a pu y croiser Patricio Guzman, Jean-Claude Carrière ou Dai Sije, mais également de jeunes auteur-e-s venus présenter leurs premiers films (Ania Szczepanska, parmi d’autres…)

On retient…

La conférence inaugurale qui donne le ton de chaque édition.

Le dynamisme de toute l’équipe du cinéma Jean-Eustache de Pessac, toujours disponible et efficace.

Pessac, ses vignes et ses châteaux, entre deux projections…

http://www.cinema-histoire-pessac.com/

 

PARIS INTERNATIONAL FANTASTIC INTERNATIONAL FILM FESTIVAL (PIFFF) : novembre 2017

par Mélissa Blanco

Voilà cinq ans maintenant que le Paris International Fantastic Film Festival – le PIFFF, de son petit nom – régale au mois de novembre la capitale. Créé par une partie de l’équipe de Mad Movies, les festivaliers en manque de sensations fortes y sont invités à découvrir des films de genre, d’hier et d’aujourd’hui, dans une ambiance toujours plus bonne enfant.

http://www.pifff.fr/

 

LES 3 CONTINENTS : novembre 2017

par Nicolas Thévenin

Depuis 1979, le Festival des 3 Continents de Nantes valorise les cinématographies d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie, avec une priorité qualitative et une constante exigence. Si dans les années 1980, la manifestation créée par les frères Jalladeau, qui constituait une initiative isolée mais accompagnée par des individualités notoires, comme Serge Daney, a permis de faire découvrir ou de conférer une visibilité occidentale à quelques cinéastes majeurs (Abbas Kiarostami, Amir Nadéri, Hou Hsiao-hsien, Edward Yang, Souleymane Cissé, Idrissa Ouedraogo, et d’autres encore), la concurrence entre festivals et l’accès plus immédiat aux films a rendu sa capacité de défrichage moins évidente ces dernières années. D’où la nécessité de repenser les frontières catégorielles et de se saisir vivement des enjeux du cinéma moderne : les compétitions fiction et documentaire se sont scindées, les installations vidéo sont apparues, l’animation a intégré les programmations – de manière encore trop parcimonieuse.

Jérôme Baron, directeur artistique, orchestre cette revitalisation de l’articulation entre le patrimoine et le contemporain : en 2012, la (re)découverte de l’étonnamment méconnu Shinji Sômai côtoyait le cinéma de genre le plus inventif (rétrospective Milkyway Images), à l’image d’un festival qui déploie un cosmopolitisme ludique, et accentue son caractère prospectif. Par l’intermédiaire du séminaire Produire au Sud, tout d’abord, qui vise à faire converger les projets, énergies et savoir-faire de réalisateurs et producteurs latino-américains, africains et asiatiques. Par la réaffirmation, également, d’une politique forte d’éducation à l’image et de sensibilisation, qui s’appuie sur une programmation thématique pour construire des parcours de spectateurs et de découverte d’enjeux esthétiques et narratifs spécifiques.

Pouce en haut pour…

La qualité et l’exigence de la programmation

Le Cosmopolis, centre névralgique et lieu de rencontres du festival

La programmation consacrée au jeune public

Le travail de co-production et de défrichage de Produire au Sud

Les présentations de films

L’inspiration renouvelée chaque année pour les rétrospectives

http://www.3continents.com/fr/

 

ENTREVUES BELFORT : 25 novembre – 3 décembre 2017

par Laura Tuillier

Le festival de Belfort est un vieux de la vieille. Dans sa jeunesse, il s’appelait le festival des jeunes auteurs et se consacrait au cinéma français. En 1986, Janine Bazin le toilette et le rebaptise le festival Entrevues. Dirigé jusqu’en 2006 par Catherine Bizern, co-fondatrice des rencontres du cinéma documentaire de Montreuil, le festival belfortin devient le grand rendez-vous du cinéma à l’Est. Lili Hinstin, transfuge de Cinéma du Réel, a pris sa succession en 2013. De par sa durée – près de deux semaines – et la diversité de ses programmes, Belfort est presque immanquable en fin d’année.

La bonne idée de la compétition (qui pioche pas mal dans des festivals internationaux comme Locarno) c’est de proposer à chaque fois un double bill composé d’un court et d’un long métrage, uniquement des premiers films, qui dialoguent judicieusement ensemble. Et comme le festival est très tourné vers la jeunesse, les séances se déroulent en compagnie d’une flopée de kids cinéphiles.

C’était réussi…

Le majestueux lion qui veille sur les festivaliers depuis la citadelle

Le regroupement de toutes les séances au sein du même multiplexe : pas forcément charmant mais très pratique

En 2012, la grande après-midi Art Press consacrée aux rapports entre cinéma et art contemporain

www.festival-entrevues.com

Un grand remerciement à nos confrères festivaliers :

Mélissa BlancoCamille BrunelHugues DerolezAnna MarmiesseThomas MessiasEric Nuevo, Laura PertuyClément Puget, Nicolas Thévenin, Laura Tuillier