Marrakech 2011 : présidé par Kusturica et Sigourney Weaver

Le Festival International du Film de Marrakech a ouvert ses portes. Emir Kusturica et Sigourney Weaver président les jurys des compétitions des longs et court-métrages, que l’on espère relevés, comme souvent au « pays du soleil couchant ».

Comme à l’accoutumé, le Président du jury marrakechi est un grand nom de la scène internationale : cette année, il s’agit d’Emir Kusturica. Mais, et c’est tout aussi courant au FIFM, certains autres membres prestigieux du jury auraient tout aussi bien pu siéger sur le trône : Asghar Farhadi (Une séparation), Brillante Mendoza (Serbis, Lola) ou Radu Mihaileanu (La source des femmes) l’épauleront pour desservir le Palmarès au soir du 10 décembre. A leurs côtés, la nouvelle coqueluche du cinéma hollywoodien Jessica Chastain ne manquera pas de faire scintiller les flashs aux abords du Palais des Congrès. A ce petit jeu, Sigourney Weaver, la Présidente du jury des court-métrages saura lui faire concurrence. Ses compatriotes Marie Gillain, Pierre Salvadori et Pascal Greggory la suppléeront dans sa tâche.

Le film d’ouverture du FIFM sera L’amante du Rif, l’histoire d’une jeune fille de vingt ans troquée par son trafiquant de frère ainée contre un terrain de culture. La réalisatrice Narjiss Nejjar est surtout connue pour son premier long Les yeux secs, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2003, Grand Prix du Festival de Rabat et Prix du meilleur scénario au FIFM la même année. Pour clore les festivités, c’est Death for sale de Faouzi Bensaïdi, présenté à Toronto en octobre, qui a été retenu. Le film s’attache à trois amis désoeuvrés et à leur braquage désespéré. Pour mémoire, Bensaïdi est un habitué des festivals méditerranéens : il reçut notamment le Prix de la jeunesse et celui du Premier Regard au Certain Regard 2003 pour Mille mois, puis l’Etoile d’or du FIFM en 2006 pour WWW : What a Wonderful World.

Découvrez la bande-annonce, en arabe sous-titré anglais, de Death for sale :

Parmi les films projetés cette année: en compétition, Les crimes de Snowtown de Justin Kurzel (vu à la Semaine de la Critique et en salles le 28 décembre) ou Louise Wimmer de Cyril Mennegun et, hors compétition, A Dangerous Method, Or Noir ou Killing Fields. Petit rappel, l’édition 2010 s’était révélée de plutôt bon niveau avec, entre autres, les présentations de L’étrangère (Feo Aladag), d’Animal Kingdom (David Michôd) et de Rendez-vous l’été prochain (Philip Seymour Hoffman). Les représentants du continent asiatique alternaient, eux, le pire avec l’infâme Donor (Mark Kelly) et le meilleur avec The Journals of Musan (Park Jungbum), le sud-coréen repartant finalement avec l’Etoile d’or. Quelques mois plus tard, le Festival du film asiatique de Deauville lui consacrait son Prix du jury.

Au même titre que le sublime Lotus d’or 2011 Eternity, son dauphin The Journals of Musan est toujours inédit en salles. Voici sa bande-annonce en VOSTA :